Avec « +1 », B.Miles plonge dans un océan de vulnérabilité et d’émotions brutes. Ce single — extrait de l’album Time Doesn’t Heal. It Hides. — explore la douleur intime d’une relation éphémère : celle où l’on espère être aimée, même si l’on sait qu’au bout, il n’y a qu’une solitude froide.
Dès les premières mesures, la production installe une atmosphère minimaliste, presque asphyxiante : guitare effleurée, rythmes feutrés, ambiance nocturne — comme en attente d’une confession tardive. La voix de B.Miles, tremblante et sincère, laisse affleurer la douleur, la peur d’être simplement un substitut : « Je suis juste une personne de plus que tu appelles quand tu es seul».
Le texte ne cherche pas l’illusion d’un amour idéal, mais décrit l’urgence désespérée de combler un vide — un vide émotionnel, une absence d’engagement. L’artiste implore sa « plus‑one » temporaire : «Pourquoi ne me laisses-tu pas essayer d’être tout ce que tu désires et dont tu as besoin… peux-tu rester jusqu’au matin ?». Ce sont des mots d’espoir noyés dans la crainte permanente d’être oubliée dès le lever du jour.
« +1 » résonne alors comme une confession universelle — ce malaise, cette dépendance affective qu’on croit pouvoir dompter un soir, mais dont on ressort encore plus seul. Et c’est précisément cette sincérité crue qui rend le morceau si terriblement troublant. B.Miles ne chante pas l’amour, elle chante l’attente — l’attente d’un petit geste, d’une promesse, d’une chaleur humaine.
En musique comme en mots, « +1 » cristallise la fragilité de l’instant, le vertige d’un amour possible… mais factice. Un miroir dans lequel beaucoup de cœurs solitaires se regarderont — douloureusement.

