Une guitare cristalline, une voix suspendue, et l’écho d’un passé qui ne s’efface pas. Avec « The Will of Heaven », Monét Ngo signe une ballade indie empreinte de douceur et de gravité, un hommage à ses racines et au choix déchirant de ses parents, fuyant le Vietnam d’après-guerre.
Le titre s’inspire du récit poignant de Nguyen Ngoc Ngan, écrivain et réfugié, dont le parcours en exil a marqué des générations. À travers ce morceau, Monét ravive cette mémoire familiale avec pudeur, interrogeant les silences transmis de génération en génération. « What does heaven look like? Is it too far away? » — la question n’est pas rhétorique, elle est existentielle.
Pas de grand fracas ici. Juste une atmosphère rêveuse, portée par des guitares flottantes, et la voix d’un artiste qui cherche moins à plaire qu’à comprendre. Chaque accord semble contenir une réminiscence, chaque mot, un fragment d’histoire. On sent que pour lui, cette chanson n’est pas un exercice de style mais une nécessité.
Avec « The Will of Heaven », Monét Ngo fait bien plus qu’écrire une chanson : il transforme un passé douloureux en offrande musicale. Subtile, profonde, universelle.

