Avec Shapeshifting on a Saturday Night, Avery Cochrane signe un nouvel instantané pop à la fois intime et percutant. Cette jeune artiste de Seattle, déjà remarquée pour son single Existential Crisis at the Tennis Club, poursuit son exploration des failles et contradictions humaines avec une justesse rare.
Le morceau raconte cette sensation universelle d’être plusieurs personnes à la fois, surtout quand on se retrouve entouré·e d’ami·e·s sans vraiment oser montrer qui l’on est vraiment. Avery l’explique elle-même : c’est l’histoire d’un manque d’assurance, d’une absence de fierté solide, qui pousse à se métamorphoser selon les attentes perçues des autres. Le titre capte ainsi cette quête désespérée d’acceptation dans une ambiance festive, où la nuit agit comme un miroir déformant.
Musicalement, le titre allie des mélodies accrocheuses à une production cinématographique, qui sert parfaitement les émotions nuancées de la chanteuse. Sa voix, tour à tour fragile et déterminée, donne corps à ce récit d’identité fluide, tout en restant accessible, sans jamais tomber dans le cliché.
En 2025, Avery Cochrane confirme qu’elle est bien plus qu’une étoile montante de la scène indie : elle est une artiste capable de parler à une génération en quête de vérité et d’appartenance. Shapeshifting on a Saturday Night s’impose comme un hymne à la complexité d’être soi-même dans un monde qui préfère souvent les masques. Une promesse d’authenticité à suivre de près.

