Avec Barely Human, LYLVC et Judge & Jury livrent une création qui dépasse la simple sortie musicale. Le morceau transporte d’emblée dans un décor post-apocalyptique, un monde où un virus a laissé derrière lui des survivants contraints de se reconstruire à coups de prothèses robotiques. Le récit, sombre et puissant, questionne la frontière fragile entre l’homme et la machine, entre l’instinct de survie et la perte d’humanité.
Au centre de cette fresque, la voix d’Alyse Zavala attire toute l’attention. Tour à tour délicate et percutante, elle incarne ce combat intérieur, oscillant entre vulnérabilité et force. Ses envolées apportent une intensité émotionnelle marquante, tandis que les parties rappées renforcent le contraste et ancrent le morceau dans une modernité brute.
La production, confiée à Howard Benson et Neil Sanderson, sert parfaitement le propos. Riffs de guitare lourds et vibrants, batterie énergique, nappes électroniques subtiles : tout concourt à bâtir un rock alternatif dense et accrocheur. On y retrouve une force cathartique, soutenue par une écriture qui résonne bien au-delà du simple imaginaire post-apocalyptique.
Barely Human s’impose comme un cri viscéral, une réflexion en musique sur la survie, la dissociation et ce qu’il reste de notre humanité. LYLVC confirme sa capacité à fusionner puissance sonore et intensité narrative avec une rare authenticité.

