Madelline poursuit son ascension en dévoilant Happy as Hell, un single qui marque le début d’une nouvelle ère artistique qu’elle définit comme “Theatrical Pop”. Avec ce morceau, l’artiste canadienne livre un hymne à la fois vulnérable et cathartique, où se croisent cordes cinématographiques, piano affirmé et une voix habitée par la sincérité.
Le thème est universel : cette impression de courir après le temps, de se sentir à la traîne face aux injonctions de la vie. Madelline ne cache rien et assume cette fragilité dans une écriture limpide, portée par des refrains qui explosent comme une libération. On y entend une volonté de transformer les doutes en force, les failles en éclat.
La production, signée Arthur Besna (Nessa Barrett, Lay Banks) et Jon Buscema (Sophie Truax), accentue cette dimension théâtrale avec des arrangements tendus et vibrants, qui s’étirent comme une bande originale de film. Tout semble pensé pour amplifier cette idée d’un art total, où la musique rencontre la performance, entre cabaret et catwalk.
Avec Happy as Hell, Madelline confirme qu’elle est l’une des voix pop les plus singulières de sa génération. Elle ne cherche pas à lisser ses émotions, mais à les exagérer, à les mettre en scène, jusqu’à en faire un spectacle intime et universel. Un pas décisif pour une artiste qui transforme l’anxiété contemporaine en matière première artistique.

