Certaines chansons semblent taillées pour la route, comme si elles avaient été pensées pour accompagner les paysages qui défilent et les souvenirs qu’on abandonne derrière soi. Avec « Rearview Flames », VANNGO propose un de ces morceaux où chaque note agit comme une respiration, chaque silence comme une halte au bord du chemin.
Le titre se distingue par sa sobriété. Guitare acoustique, harmonica, voix éraillée : rien de superflu, tout sonne vrai. Loin des surproductions lisses, la chanson garde ses aspérités, ses grains de poussière, comme un vieux vinyle qu’on écoute au coin du feu. C’est là que réside sa force : une sincérité brute, presque tactile, qui rappelle l’essence même du folk et du country-rock.
« Rearview Flames » convoque aussi l’imagerie du désert, ce soleil brûlant qui embrase l’horizon, ce sentiment d’échappée où le passé se consume dans le rétroviseur. La lenteur du morceau n’a rien d’un frein : elle est un espace, une invitation à laisser partir ce qui pèse pour mieux s’élancer. Entre mélancolie et liberté, VANNGO parvient à capter ce fragile équilibre qui transforme un simple morceau en expérience sensorielle.
Cinquième single révélé cette année, ce titre confirme une trajectoire prolifique. Mais plus encore, il affirme un style : celui d’un artiste qui préfère la vérité d’une corde qui vibre à la perfection d’un studio aseptisé. « Rearview Flames », c’est la route, le chant, et le courage d’avancer.

