Avec The Wood, son quatrième album, The Amanda Emblem Experiment nous entraîne dans un univers où le folk acoustique respire l’authenticité. On y retrouve cette atmosphère contemporaine teintée de simplicité, où chaque morceau semble avoir été façonné comme une petite histoire murmurée au coin du feu, entre confidences et paysages imaginaires.
L’ouverture, Hanging Flute, donne immédiatement le ton. Entièrement porté par une flûte élégante et des lignes de guitare discrètes, le morceau a la finesse d’une bande-son western. Pas un mot, mais déjà un monde : la promesse d’un voyage sensoriel. Puis vient Calm Seas, une ballade apaisante, où la voix aérienne d’Amanda se pose avec délicatesse sur une guitare sèche. Tout rappelle ici la douceur d’une brise d’été, avec une touche alt-folk qui enveloppe l’auditeur.
Avec Storm In My Life, le rythme s’accélère. L’harmonica surgit pour ponctuer un refrain qui prend des allures country. Les harmonies vocales s’entrelacent, offrant une chaleur presque réconfortante. Plus loin, la chanson-titre The Wood déploie des guitares délicates, un écrin idéal pour une voix qui ne cherche jamais à dominer, mais à dialoguer avec le silence et les instruments.
On se laisse aussi séduire par Ancient Dingo, plus accessible, presque pop, qui porte en lui l’évidence d’un futur single. Stairs se fait plus intimiste, enrichi par un violon lumineux. Enfin, Hanging Rock ferme le disque avec une allure cinématographique, comme si Amanda Emblem signait la bande originale d’un western moderne.
The Wood n’est pas seulement un album : c’est une traversée sensible, une respiration musicale qui rappelle que parfois, la simplicité est la plus belle des aventures.

