Rainier signe avec Shapes in the Clouds une nouvelle étape dans sa carrière, offrant un morceau à la fois introspectif et aérien. Dès les premières notes, l’auditeur est plongé dans une atmosphère rêveuse où les mots résonnent autant que les accords de guitare. L’artiste y explore la recherche de sens et les vérités cachées derrière nos apparences, avec des paroles qui interrogent subtilement : il se demande si l’on attend un signe pour comprendre ce qui se cache entre les lignes, tout en évoquant les secrets que chacun tente de dissimuler, ou encore le miroir brisé qui se cache sous les mensonges.
La force du titre réside dans sa capacité à mêler une écriture poétique à une mélodie chaleureuse, typique de l’Americana. Pour Rainier, la musique reste un refuge et un moyen de lumière dans les moments d’ombre : « Peu importe ce qui se passe autour de moi, je reprends toujours ma guitare pour trouver un peu de joie dans l’obscurité. La musique est quelque chose que je ne peux pas ne pas faire. »
L’album surprend aussi par sa reprise inattendue de I Wanna Dance With Somebody (Who Loves Me) de Whitney Houston, interprétée comme une ballade country, un choix qui illustre le goût de Rainier pour les détours créatifs. La conclusion, Tidal Wave, rappelle ses racines punk, tout en se teignant d’une atmosphère country douce et politique.
Avec Shapes in the Clouds, Rainier réussit à livrer un morceau à la fois personnel et universel, où chaque note et chaque mot semblent dialoguer avec l’auditeur. C’est un voyage musical sensible, entre rêve, introspection et engagement.

