Avec If Only It Was up to Me, Fields of Jake signe une ballade pop-rock à la fois lumineuse et mélancolique, où chaque note semble suspendue entre le remords et la tendresse. Originaire de Nashville, Jake Fields explore ici la frontière fragile entre ce qu’on aurait voulu réparer et ce qu’on doit apprendre à laisser partir.
La chanson s’ouvre comme une confession intime : des accords de guitare qui se déploient doucement, un souffle de batterie discret, une voix claire qui se brise parfois sous le poids de la nostalgie. On y entend la douleur d’un amour perdu, mais aussi cette étrange lucidité qui naît après la tempête. « Si tout dépendait de moi », semble murmurer Fields, « rien ne se serait terminé ainsi ».
Dans sa production, soignée sans être trop lisse, on retrouve l’élégance de Dawes et la chaleur vintage de Daisy Jones & The Six. Les arrangements sont portés par des musiciens aguerris — Jon Button à la basse, David Levita et Steve Fekete aux guitares — qui tissent un paysage sonore dense, presque cinématographique.
Sous la direction du producteur Jim McGorman, le morceau trouve son équilibre entre modernité et nostalgie. Fields of Jake y livre l’un de ses titres les plus personnels, un hymne à ce qu’on ne peut pas changer, mais qu’on peut encore chanter. Une chanson qui, dans son spleen assumé, rappelle que les plus beaux regrets font parfois les plus belles mélodies.

