Avec « Fractools », Camille Fischer déploie une atmosphère sonore à la fois profonde et aérienne — un voyage intérieur magnifié par la puissance des synthés analogiques et la précision de percussions hypnotiques. Le morceau s’ouvre sur des arpèges élégants, presque organiques, qui semblent dessiner des ombres et des lumières à l’horizon d’un paysage mental. Peu à peu, les textures électroniques se superposent, dessinant un espace sonore vaste, oscillant entre contemplation intime et énergie rave.
« Fractools » atteint une forme d’équilibre fragile : entre tension et relâchement, entre gravité et légèreté. Le slow-tempo invite à la méditation, mais les basses — parfois profondes, parfois grésillantes — rappellent discrètement la puissance d’un dancefloor tardif. Résultat : un morceau qui se vit autant dans le noir d’un casque audio que sous les néons d’un club.
L’univers est proche de celui d’artistes comme Max Cooper, Rone ou Rival Consoles — un pont entre l’émotion ambient et le rythme cinétique. « Fractools » ne joue pas la carte de l’euphorie frénétique, mais celle d’une tension vibrante, d’une immersion cérébrale pensée pour durer quelques minutes… ou beaucoup plus dans la mémoire.
En quelques minutes, Camille Fischer signe un morceau qui pourrait figurer sur la table de mix d’un DJ à l’heure bleue, tout autant que sur la playlist introspective d’une nuit blanche. Un petit bijou d’électro-mélodique, discret mais durable, qui mérite une écoute attentive et répétée.

