Wolfgang Egger signe avec EGGER un premier titre qui intrigue autant qu’il hypnotise. « Strange Behaviour », dévoilé ce mois-ci, pose les bases d’un projet électro‑expérimental résolument moderne tout en s’ancrant dans les sonorités électroniques des années 1980. Le morceau mêle synthés analogiques chaleureux, séquences pulsées et paysages sonores dystopiques, créant un univers où chaque pulsation semble mesurer notre rapport de plus en plus complexe à la technologie.
La force de « Strange Behaviour » réside dans cette capacité à traduire l’angoisse du quotidien digital en musique. La chanson n’apporte pas de réponses simples, mais invite à s’interroger : pourquoi nos systèmes numériques se comportent-ils parfois de façon étrange ? Que dit ce dérèglement croissant de notre relation au monde ? Ce questionnement, tout en tension, devient le fil conducteur d’une expérience auditive immersive et réfléchie.
Musicalement, EGGER évoque subtilement Kraftwerk, John Foxx ou le côté sombre de Depeche Mode, mais avec une approche contemporaine qui rend le morceau à la fois rétro et actuel. Les amateurs de synthwave, d’electronica conceptuelle ou de textures sonores expérimentales y trouveront un terrain de jeu stimulant.
« Strange Behaviour » s’écoute comme un commentaire sur notre époque, un miroir sonore de l’incertitude numérique, où le rythme et les nappes synthétiques capturent un monde qui se comprend de moins en moins. EGGER signe ici une entrée remarquée sur la scène électronique, offrant un titre à la fois inquiétant, fascinant et profondément réfléchi — une bande-son idéale pour celles et ceux qui aiment que la musique questionne autant qu’elle transporte.

