Avec Inna Riddim, Winter Games ouvre l’année sur une pulsation directe, pensée pour le corps autant que pour l’imaginaire. Le morceau avance sans détour, porté par une énergie club assumée, mais traversée par une atmosphère singulière, presque cinématographique. Ici, le froid devient matière sonore, et le silence un point de départ créatif.
La chanson est née loin des circuits habituels de production, lors d’un week-end d’isolement dans une cabane perdue au cœur des étendues enneigées du nord de la Finlande. Coupés du monde, Somepoe et Winter Games se sont recentrés sur l’essentiel : un riddim brut, des basses solides et des motifs mélodiques inspirés par la rudesse du paysage. Cette retraite hivernale se ressent dans la texture du morceau, à la fois épurée et tendue, où chaque élément semble avoir trouvé sa place naturellement.
Mais Inna Riddim ne se limite pas à une expérience contemplative. Le titre revendique clairement son amour pour la culture sound system jamaïcaine et britannique, qu’il transpose dans un décor nordique inattendu. Résultat : un morceau taillé pour les fins de nuit, capable de fédérer un dancefloor tout en racontant une histoire. Winter Games confirme ainsi son sens du contraste et sa capacité à transformer un environnement extrême en moteur rythmique redoutablement efficace.

