Avec “Trixie’s Crying”, Silver Liz signe une nouvelle étape dans son exploration des sons indie et électroniques, unissant shoegaze rêveur et trip-hop aérien dans un mélange subtil ponctué de touches glitch-pop. Dès les premières notes, la chanson enveloppe l’auditeur dans une atmosphère à la fois douce et troublante, comme un voile sonore qui flotte entre mélancolie et curiosité.
Le morceau raconte l’histoire d’une personne désireuse d’aider une amie en difficulté. Pour y parvenir, elle se tourne vers un thérapeute en ligne, portant les soucis de l’autre comme si c’étaient les siens. Cette démarche, à la fois intime et universelle, transforme le titre en une réflexion sur l’empathie et les relations modernes, magnifiée par la voix délicate de Carrie Wagner, capable de passer d’un murmure vulnérable à une intensité presque cathartique.
Le refrain, né à Brooklyn au moment où le chat calicot du colocataire de Carrie, Trixie, s’est mis à pleurer, donne au titre son énergie singulière et organique. On y retrouve l’écriture instinctive de Silver Liz, faite de détails sensibles et de petites improvisations qui rendent chaque note profondément vivante.
Avec “Trixie’s Crying”, le duo confirme sa capacité à fusionner émotion brute et sophistication sonore, offrant un titre qui flotte entre introspection et immédiateté. Un morceau qui s’écoute comme un journal intime sonore, invitant l’auditeur à s’immerger dans ses propres réflexions tout en suivant le fil fragile des émotions des autres.

