Avec “Leviathan”, Andy Smythe signe une nouvelle chronique du monde tel qu’il vacille, mais aussi tel qu’il pourrait se relever. Pensé comme un regard tourné vers l’aube de 2026, le morceau avance à la fois comme une lamentation douce et un appel à l’optimisme. L’artiste y projette l’idée d’une humanité capable de mieux partager ses ressources, de réduire les conflits et d’imaginer une organisation plus juste, presque utopique, où la technologie pourrait aider à apaiser les fractures globales et à faire face aux défis climatiques.
Deuxième single extrait de l’album “Quiet Revolution”, attendu en mars, “Leviathan” s’inscrit dans une réflexion plus large sur les figures d’autorité qui ont tenté, à travers l’histoire, de réguler les sociétés humaines. Smythe n’apporte pas de réponse tranchée, mais propose un espace de questionnement, porté par une écriture qui préfère suggérer plutôt qu’imposer.
Musicalement, le titre cultive un savant mélange : une fibre folk pop et narrative qui rappelle l’électricité libre de Dylan au milieu des années 60, croisée avec une énergie ska héritée de l’esprit des Specials. Le résultat est un morceau difficile à classer, à la fois chaleureux, rythmé et traversé d’un souffle presque festif, comme pour rappeler que l’espoir peut aussi danser.
Projet entièrement façonné en solo, “Leviathan” voit Andy Smythe assurer guitares, synthés, orgue, basse et blues harp. Cette approche artisanale renforce le caractère personnel du titre, tout en dévoilant un artiste qui, loin des formats attendus, continue de bousculer les lignes et d’inviter son public à penser le futur, sans jamais renoncer à la puissance immédiate d’une chanson qui rassemble.

