Avec Let Them Go, teo tala signe une conclusion apaisée à l’EP Good Grief, un parcours émotionnel où l’artiste philippino-américain guide l’auditeur à travers les cinq étapes du deuil. Après avoir exploré le déni, la colère, le marchandage et la dépression dans ses précédents singles, tala embrasse ici l’acceptation, offrant une lecture intime et lumineuse du chagrin amoureux.
Le morceau brille par sa production ensoleillée : un ukulélé léger, des textures aériennes et des arrangements bedroom-pop qui rappellent l’indie-pop contemporaine. L’artiste y exprime ce moment délicat où, malgré l’investissement émotionnel, il faut savoir tourner la page : « Mais nous savons tous les deux que les choses ne sont plus les mêmes / Il se peut que nous ne les récupérions jamais un jour ». Ces mots, simples mais poignants, traduisent cette vérité douce-amère que certaines personnes changent, et qu’il faut parfois les laisser partir pour se retrouver soi-même.
« J’ai écrit Let Them Go à propos de cette phase du deuil où il faut prendre la décision déchirante de s’éloigner de quelqu’un pour qui on s’est battu », confie tala, soulignant que cette chanson capture ce moment de clarté douloureuse mais libératrice.
Produit par Bryan Hernandez (Rosalía, Bad Gyal) et mixé par Martin Riley d’Abbey Road Studios, Let Them Go allie éclat et sensibilité. La chanson conserve la signature solaire de tala, tout en révélant une profondeur nouvelle : celle de l’acceptation et de la libération.
À travers ce single, teo tala offre plus qu’un morceau : un véritable rituel musical de passage, où la douleur se transforme en sérénité, et où l’auditeur peut reconnaître ses propres adieux. Avec Let Them Go, l’artiste confirme son talent pour capturer les émotions les plus subtiles et les transformer en petites oasis sonores.

