Avec Love Letters To Me, Duane Harden surprend là où on ne l’attendait plus. Artiste incontournable de la House internationale, voix mythique et plume derrière des classiques planétaires, le songwriter et producteur nommé aux Grammy Awards choisit ici l’intime plutôt que l’euphorie collective. Ce nouvel album, conçu avec Soul Healer, sa mystérieuse « Digital Diva », marque un véritable tournant artistique.
Dès les premières écoutes, le disque s’éloigne radicalement des codes du club. Ici, pas de beats calibrés pour le dancefloor, mais une matière sonore élégante, nourrie de R&B moderne et de pop émotionnelle. Harden explore un territoire plus nu, plus vulnérable, où chaque titre agit comme une confession. L’album se vit comme une chronique sensible du cœur humain, traversant les zones d’ombre du chagrin, la lente reconstruction intérieure, puis l’apaisement d’un amour de soi assumé.
Soul Healer n’est pas un simple alter ego : elle devient un espace de projection artistique. Harden la décrit comme un canal libérateur, lui permettant de peindre des émotions qu’il n’avait jamais osé exprimer sous son propre nom. Cette liberté créative irrigue l’ensemble du projet, donnant naissance à des morceaux à la fois accessibles et profondément incarnés.
Le public ne s’y trompe pas. You Can Get It bénéficie déjà d’une belle exposition radio en France et en Israël, tandis que Apologize s’installe progressivement sur les ondes européennes, notamment en France et en Italie. Un accueil international qui confirme la portée universelle de cette mue artistique.
Avec Love Letters To Me, Duane Harden ne renie rien de son héritage. Il l’élargit, simplement, en choisissant la sincérité comme nouveau tempo.

