Avec Hotel Miramare, Malavita signe un nouveau morceau à l’esthétique soignée, où la musique devient un territoire de mémoire et de fiction. Le titre s’impose comme une déclaration d’amour à Rimini, station balnéaire emblématique de la côte adriatique et ville natale de Federico Fellini, figure tutélaire dont l’ombre plane sur toute la chanson.
Porté par des textures psychédéliques et vaporeuses, Hotel Miramare plonge l’auditeur dans une Italie fantasmée, celle des étés des années 1960, des plages brûlées par le soleil et des nuits qui semblent ne jamais vouloir finir. Le morceau avance comme un souvenir flou : parfois réel, parfois inventé, mais toujours chargé d’émotion. Cette impression de flottement, presque cinématographique, rappelle l’univers fellinien, où le rêve finit souvent par paraître plus vrai que la réalité.
Malavita capte avec finesse cette nostalgie douce-amère, celle qui surgit à la fin de l’été, quand le décor reste mais que l’insouciance s’efface. Rimini devient alors un symbole : un lieu mythifié, à la frontière du passé et de l’imaginaire collectif.
Plus qu’un simple hommage géographique, Hotel Miramare est une ambiance, une parenthèse hors du temps, où la Riviera italienne se transforme en paysage intérieur. Un morceau contemplatif, élégant, et profondément évocateur.

