Avec Hold On Me, The Flints signent une nouvelle chronique sensible, façonnée par la mémoire, la ville et ce magnétisme invisible qui nous lie aux lieux comme aux personnes. Le duo de frères mancuniens poursuit ici son exploration d’une pop psychédélique élégante, où l’émotion se glisse sans forcer, portée par une écriture introspective et une production soignée.
Tout commence sur un piano chargé d’histoire, celui de leur maison d’enfance à Manchester. De cette intimité naît un morceau qui parle d’attachement, de cette sensation d’être happé, presque hypnotisé, par une présence ou une atmosphère. Hold On Me capture ce tiraillement intérieur avec délicatesse, laissant la mélodie évoluer comme une pensée qui refuse de s’éteindre.
Autoproduit dans leur studio mancunien, le titre s’appuie sur des harmonies fraternelles enveloppantes, signature du groupe, et une esthétique sonore tournée vers l’évasion. La collaboration avec le producteur Koz et Luke Steele apporte une dimension supplémentaire, entre tension douce et euphorie contenue, nourrie par l’énergie des nuits urbaines.
Sans jamais tomber dans l’excès, The Flints livrent un morceau organique, à la fois lumineux et introspectif. Hold On Me s’impose comme une parenthèse émotionnelle, idéale pour les écoutes nocturnes, confirmant la capacité du duo à transformer l’intime en expérience universelle.

