Avec “BOREAL”, Seven Crows poursuit une trajectoire artistique singulière, à la croisée du minimalisme, de l’ambient et de l’expérimentation contemporaine. Porté par Chris Murphy, violoniste et producteur basé à Los Angeles, le projet s’affranchit des formats traditionnels pour proposer une musique qui se vit davantage qu’elle ne se raconte. Ici, le violon devient une matière organique, capable de suggérer des paysages intérieurs plutôt que de les décrire frontalement.
Le morceau repose sur une boucle de vingt-cinq secondes, point de départ d’un jeu de transformations progressives. Une seconde boucle vient s’y greffer, évoluant lentement et modifiant la perception de l’ensemble au fil de l’écoute. Cette construction volontairement épurée laisse une large place au hasard et aux micro-variations, donnant à “BOREAL” une respiration particulière, presque hypnotique, où chaque détail compte.
Sur le plan sensoriel, la composition flirte avec des presque drones, installant une impression de suspension et de vastitude. Le temps semble s’étirer, comme figé dans un espace sonore ouvert et froid, mais jamais hostile. L’auditeur est invité à s’abandonner à ces sonorités mouvantes, à accepter l’absence de repères clairs pour mieux se laisser porter par l’atmosphère.
Troisième extrait de l’album “Powers of Observation”, attendu en avril 2026, “BOREAL” s’inscrit pleinement dans la démarche de Seven Crows. Le projet y explore les zones de friction entre moments, souvenirs et émotions, ces fragments de vie qui se chevauchent et se transforment sans cesse. Une chronique du changement discret, où l’écoute attentive devient une forme d’observation à part entière.

