Avec Una Notte Infinita, Giuseppe Cucè signe l’un des morceaux les plus introspectifs de son album 21 grammi. L’artiste italien y explore cet instant fragile où le temps semble se figer, quand la nuit devient à la fois refuge et vertige. Plus qu’un simple décor, l’obscurité agit ici comme un espace mental, un lieu intérieur où se croisent solitude, absence et quête de sens.
La chanson avance à pas feutrés, portée par une production délicate qui laisse respirer chaque silence. La voix de Cucè, retenue et presque confidentielle, accompagne un texte qui parle de fragilité humaine sans jamais tomber dans l’emphase. Il est question d’illusion, d’erreur, de ces moments où l’esprit vacille, mais aussi de cette lueur persistante qui empêche le noir d’être total.
Una Notte Infinita fonctionne comme un dialogue avec le vide. On y ressent le poids d’un adieu, mais également la légèreté d’une émotion qui refuse de disparaître. La nuit devient métaphore d’un temps suspendu, incertain, mais ouvert à la possibilité d’une renaissance, comme une porte entrouverte prête à laisser entrer la lumière.
Dans cet équilibre subtil entre ombre et espoir, Giuseppe Cucè confirme sa capacité à transformer l’intime en expérience universelle. Une chanson qui ne cherche pas à expliquer, mais à faire ressentir. Comme nous, vous allez être embarqués dès les premières mesures dans cette ballade tendre et magnifique.

