Dès les premières minutes de The Futile System, Molto Non Troppo impose une esthétique faite de retenue, de nuances et d’une mélancolie légère qui ne cherche jamais à s’imposer. Ce premier EP de cinq titres se distingue par son approche organique et réfléchie, préférant l’atmosphère à l’effet immédiat. Conçu comme un projet collectif, il réunit le batteur Niko Karassik, le bassiste Gage Getz, le guitariste Matt Cohen, les chœurs d’Eva Luna Smith et BriAnne Nicole, ainsi que les contributions en synthé modulaire de Presstones. Ensemble, ils façonnent un univers cohérent, traversé par des thèmes liés à la futilité, à l’absurde et à une forme de douce dérision face à la condition humaine.
“The Top of the Ladder” ouvre l’EP avec une élégance remarquable. La voix du chanteur s’élève seule dans un premier temps, créant une intimité immédiate, avant qu’une rythmique légère ne vienne progressivement s’installer. Une véritable sensation d’apesanteur se dégage du morceau, accentuée par un solo de guitare qui renforce ce caractère aérien. Musicalement, la construction est maîtrisée, entre bedroom pop et influences jazzy, offrant une entrée en matière particulièrement marquante.
“Maybe Next Time” prolonge cette atmosphère raffinée. Ici, tout est question de mesure et d’équilibre : chaque note semble choisie avec soin, donnant naissance à une chanson posée, élégante, qui avance sans précipitation.
“Dancing Bears”, quant à elle, s’impose également comme une des pièces maitresses de ce projet. Portée par une palette sonore riche mêlant alt-jazz et indie pop, elle confirme la capacité de Molto Non Troppo à créer un univers singulier et immersif qui ne vous laissera pas le choix, la chanson vous emporte dès les premières mesures.
Avec The Futile System, Molto Non Troppo livre un premier EP sensible, subtil et profondément attachant, qui invite autant à l’écoute attentive qu’à une forme de lâcher-prise. Nous allons vous recommander de prendre quelques minutes de respiration et de plonger dans cette belle surprise ci-dessous :

