Quand Meimuna laisse parler son art, c’est rarement superficiel : “le bon choix” impose une forme d’évidence douce, un murmure folk suspendu qui se faufile entre les lignes du cœur.
Dès les premières secondes, le morceau s’installe comme une confession. Sur près de quatre minutes, le paysage sonore offert par Cyrielle Formaz, auteure, compositrice et voix charismatique du projet, est à la fois simple et profond : guitare acoustique délicate, touches synthétiques discrètes, pulsations rythmées qui n’écrasent jamais les mélodies.
La voix d’une rare fragilité, à la fois légère et introspective, glisse sur la production comme une brume. Elle pose chaque mot avec une précision presque chuchotée — questionne, hésite, s’abandonne. Les lignes de chant aériennes confèrent à la chanson une qualité dream-pop subtile, où l’on se laisse porter tout en restant accroché à la poésie du texte.
Ce qui frappe dans “le bon choix”, c’est l’art de conjuguer spontanéité et profondeur. La chanson ne cherche pas l’artifice, mais elle gagne justement en puissance parce qu’elle reste organique, sensible et habitée. Meimuna y sculpte un univers où folk et dream-pop ne sont plus des genres, mais des états d’âme.
Avec cette pièce lumineuse, elle confirme ce que ses fans pressentaient déjà : une musicienne capable de capter l’essentiel — la fragilité du choix, l’éphémère de l’émotion — et de la transformer en musique vivante.

