Avec How Hard Can It Be?, Slowe signe une nouvelle chronique intime, portée par un groove souple et une élégance presque hors du temps. La chanteuse britannique poursuit ici son art de la nuance, à la croisée d’une soul alternative feutrée et d’un jazz urbain aux contours chaleureux, sans jamais céder à l’esbroufe. Tout se joue dans l’équilibre, dans cette façon de laisser respirer la musique.
Le morceau se distingue par son enregistrement live en studio, une première pour l’artiste, entourée d’un véritable groupe. Ce choix donne naissance à une matière sonore organique, faite d’accords tourbillonnants, de batteries légères et de claviers enveloppants, notamment ceux de Laurence Fazakerley Buglass, qui apportent une profondeur subtile à l’ensemble. On y perçoit des échos d’influences vintage, de Minnie Riperton à Arthur Verocai, réinterprétées avec une sensibilité résolument contemporaine.
Dans cette atmosphère groovy et légèrement bubble, Slowe laisse planer sa voix éthérée, signature reconnaissable entre toutes. Elle y explore le doute, la fatigue émotionnelle, cette question simple et universelle qui donne son titre au morceau, sans jamais alourdir le propos. Des vibes proches de Jungle ou Cleo Sol traversent la chanson, renforçant ce sentiment de douceur introspective.
How Hard Can It Be? s’impose ainsi comme une pièce fluide et sincère, confirmant la capacité de Slowe à transformer l’intime en expérience collective, avec une classe discrète mais persistante.

