Certaines chansons murmurent, d’autres embrasent. Avec Hayden Everett, les deux mouvements coexistent dans un même souffle. Son nouveau single, « Killer Whale », s’impose comme une parenthèse lumineuse, suspendue dans l’euphorie fragile des débuts amoureux.
Dès les premières mesures, les cordes célestes enlacent une guitare acoustique chaleureuse. La voix d’Everett, habitée et légèrement voilée, avance avec une douceur fébrile, comme si chaque mot risquait de rompre le charme. Là où « Angela » laissait transparaître un sens aigu de l’observation, « Killer Whale » choisit le vertige du ressenti pur : celui de la première semaine, celle où l’on voudrait arrêter le monde pour courir vers l’autre.
Le morceau respire. Il avance avec patience, porté par une énergie folk heureuse, presque insouciante, avant de ralentir dans un final intime, marqué par une déclaration sans détour : aimer, oui, mais sans retenue, sans lenteur.
Ce titre confirme la cohérence sensible de son univers et prépare le terrain pour son premier album, So The Sun Can Pour, attendu le 17 avril. Hayden Everett y affirme une signature : celle d’un songwriter capable de transformer l’instant amoureux en paysage sonore vaste et vibrant.

