Quand la ferveur montante de LYLVC rencontre l’expérience brute de Bobby Amaru (Saliva), le résultat ne pouvait être qu’un séisme émotionnel. Sorti sous l’égide du prestigieux label Judge & Jury, le single « Starless » s’impose comme un hymne cathartique, fusionnant habilement métal moderne et urgence mélodique.
Dès les premières mesures, la production de Howard Benson et Neil Sanderson installe une atmosphère pesante, presque étouffante. C’est là que le contraste opère : le duel vocal entre Alyse Zavala et Bobby Amaru apporte une lumière salvatrice à un texte d’une noirceur absolue. Inspiré par les combats personnels des membres du groupe contre la dépression et les traumatismes, « Starless » ne se contente pas de hurler sa douleur ; il cherche une issue.
Musicalement, le morceau est une démonstration de force. Les guitares de Daniel Seth Morgan frappent avec une précision chirurgicale, tandis que les nappes de synthétiseurs de Cameron Gillette ajoutent une dimension cinématographique à l’ensemble. On y retrouve l’ADN des West Valley Studios : un son massif, calibré pour les stades, mais qui conserve une vulnérabilité désarmante.
Plus qu’une simple collaboration, ce titre marque un tournant pour LYLVC. En s’alliant à des piliers de la scène rock, le groupe prouve qu’il possède la maturité nécessaire pour transformer ses démons en art universel. « Starless » n’est pas seulement une chanson sur l’obscurité, c’est le cri de ceux qui ont décidé de briller malgré tout. Une réussite totale.

