Lisha Sebastian opère un virage magistral avec son second album, Learning to Love. Au cœur de cet opus, le titre « Flames From Ashes » s’impose comme une pièce maîtresse, une déflagration pop-rock qui capture l’instant précis où la résilience l’emporte sur le doute.
Loin des ambiances feutrées de ses débuts, Sebastian déploie ici une voix plus ample, presque athlétique, pour porter un texte d’une sincérité désarmante. La chanson s’ouvre sur le constat d’une errance passée — l’ombre des « cendres » — avant de s’élever vers un refrain galvanisant. La force du morceau réside dans ce contraste : une production moderne, aux accents indie pop nerveux, qui vient souligner une vulnérabilité assumée. Lorsqu’elle chante « I didn’t know I could run, I guess I didn’t have to drown », Lisha ne se contente pas de raconter une guérison ; elle invite l’auditeur à transformer sa propre douleur en moteur.
Musicalement, l’équilibre est impeccable. Les guitares aux teintes alternatives apportent une texture organique qui évite les pièges d’une pop trop lisse. C’est une œuvre de lumière, un hymne à la gratitude né de la noirceur. Avec « Flames From Ashes », Lisha Sebastian prouve qu’elle a quitté le rang des promesses pour celui des voix qui comptent.
Une chronique de la reconstruction, aussi intime qu’universelle, qui confirme que les plus beaux incendies naissent parfois des foyers que l’on croyait éteints.

