Certains retours agissent comme une décharge d’endorphines immédiate. En dévoilant « ETR », le duo de Los Angeles Electric Guest ne se contente pas de garnir la réédition de son album 10K ; il rappelle pourquoi sa pop hybride reste l’une des plus indispensables du paysage indépendant actuel.
Dès les premières mesures, la patte d’Asa Taccone et Matthew Compton frappe par sa clarté. « ETR » est un morceau organique, presque tactile, où les lignes de basse élastiques s’entremêlent à une production moderne mais jamais clinique. On y retrouve cette science du groove héritée de la soul, passée au filtre d’une indie-pop lumineuse et légèrement mélancolique. La voix de Taccone, toujours aussi agile dans les hauteurs, survole une instrumentation bondissante qui invite irrésistiblement au mouvement.
Ce titre, à la fois vif et incisif, évite le piège de la redite. Là où 10K explorait des textures parfois plus denses, « ETR » respire. C’est une capsule d’air frais, un hymne solaire qui semble avoir été conçu pour la lumière dorée des fins de journée californiennes. En attendant la version deluxe prévue pour le 5 juin, ce single s’impose comme une évidence : Electric Guest possède ce talent rare de transformer la simplicité en élégance pure.
Plus qu’un simple ajout, ce morceau est le cœur battant d’un groupe qui refuse de stagner, préférant l’évolution constante au confort des acquis. Une pépite à savourer sans modération, confirmant leur statut de maîtres du rythme.

