L’énergie brute de RISE : les secrets du single « Hard To Leave You »

Dans cette interview sans filtre, le groupe originaire de Liverpool RISE revient sur la genèse du « Barbarian mix » de leur single Hard To Leave You. Entre exigence en studio, alchimie collective de longue date et gestion des émotions au chant, les membres nous livrent les coulisses d’une production retravaillée pour capturer toute la puissance de leurs prestations live. Un regard authentique sur leur identité musicale et leurs projets futurs d’ici 2027.

1. Votre nouveau single « Hard To Leave You » est un remix de la version 2024 issue de l’EP « Memories and Possibilities ». Que manquait-il à l’enregistrement original, et comment ce « Barbarian mix » réussit-il à capturer l’énergie brute et l’agressivité de vos concerts ?

Nous avons tous trouvé que la version originale manquait d’impact, surtout par rapport à nos interprétations sur scène. Nous sommes donc retournés en studio pour un remix, avec plus de guitare et un mixage de batterie plus mis en avant… Nous sommes vraiment ravis de cette nouvelle version.

2. Vous avez décidé de réenregistrer ce morceau parce que vous croyiez fermement en son potentiel. Quel a été le déclic exact qui vous a fait dire : « Il faut qu’on retourne en studio pour donner une seconde vie à cette chanson » ?

C’est un excellent morceau en live et nous sentions tous qu’il avait besoin de plus d’énergie. Nous savions qu’il y avait un morceau bien plus puissant qui ne demandait qu’à émerger du mixage.

3. Vous avez enregistré aux studios Whitewood à Liverpool sous la direction de Rob Whiteley et Paul Kinley. En quoi cette collaboration de longue date vous aide-t-elle à capturer et préserver le son complexe caractéristique de RISE ?

Rob est un homme exigeant, avec des standards très élevés, et il sait nous pousser dans nos retranchements. Lors du mixage, on finit presque toujours par retirer des pistes plutôt que d’en ajouter. Rob sait parfaitement créer du relief, entre ombre et lumière, dans un morceau.

4. Votre son mêle rock percutant, accroches mélodiques et subtiles influences de rock progressif. Comment parvenez-vous à équilibrer le mélange fluide de synthétiseurs et de guitares sans surcharger le morceau ?

C’est tout simplement notre façon d’être. Cela fait tellement d’années qu’on travaille ensemble que c’est devenu naturel pour nous tous. Il n’y a pas d’égos entre nous : si la chanson exige qu’un instrument s’efface sur une partie, alors il s’efface.

5. Sam Kinley (stayMellow) livre une performance vocale particulièrement intense et émouvante sur ce titre. Comment avez-vous abordé la création des harmonies superposées et la tessiture requises pour ce morceau ?

En le mettant en colère ! (rires) Il donne le meilleur de lui-même lorsqu’il est sous tension ou particulièrement touché par un morceau.

6. Le travail minutieux de Brian Petch à la guitare se distingue vraiment sur cette chanson. Comment les parties de guitare de Brian et les arrangements de clavier de Paul interagissent-ils lors de la composition pour créer cette dynamique entraînante ?

Barb est un homme du détail : il pense chaque partie et chaque section à tous les niveaux. Nous avons toujours réussi à tomber d’accord sur des sections et des parties qui permettent à ces détails de briller, puis nous intégrons (ou retirons) d’autres sonorités avec les synthés.

7. Paul, tu as écrit « Hard To Leave You », qui explore la douloureuse ambiguïté de savoir s’il faut ou non mettre fin à une relation. Était-ce un choix délibéré de laisser le message ouvert à l’interprétation des auditeurs ?

Absolument, oui. Il n’y a aucune raison de dire aux gens quoi penser, chacun doit se faire son propre avis… C’est très important que les gens pensent et agissent selon leurs propres convictions.

8. La tension émotionnelle dans les paroles découle-t-elle d’une expérience personnelle précise, ou cherchiez-vous à traiter d’un dilemme universel auquel beaucoup sont confrontés ?

L’idée originale vient des expériences de Steve Kinley (Steve était le premier chanteur du groupe). J’ai simplement repris le concept et j’ai brodé à partir de ses réflexions et de ses confidences.

9. Originaires de Liverpool, une ville au patrimoine musical incroyable, comment la scène locale et vos innombrables concerts au fil des ans ont-ils façonné l’identité et la présence scénique de RISE ?

(Rires) Ah oui ! On sait exactement ce que pensent les autres membres. Nous sommes tous passés par la phase des tournées en van 4 ou 5 nuits par semaine ; moins maintenant, car nous sommes tous un peu plus âgés et plus sages. Nous jouons ensemble depuis si longtemps qu’une compréhension naturelle s’est installée pour faire tourner la machine, si l’on peut dire.

10. Maintenant que ce single repensé est disponible, quelle est la prochaine étape pour RISE — les fans peuvent-ils s’attendre à un album complet, un EP ou une tournée à venir ?

Nous retournons en studio en septembre pour une session de mixage. Ensuite, un autre single sortira en octobre, puis un EP de 5 titres en janvier 2027… Tout va bien pour nous, nous sommes extrêmement occupés en ce moment.