Après avoir exploré l’épuisement moderne dans le grinçant 2 Vexed 2 Tired, Uncanny Valley Girls opère un virage à 180 degrés avec son nouveau single, Me and My Satellite. Mené par Michael Bissett et soutenu par un collectif d’amis talentueux, le projet indie-pop séduit une fois de plus par son esprit acéré, ses mélodies entêtantes et son charisme scénique évident.
Cette fois, point de complainte sur le burn-out, place à la douceur. Le morceau est une ode lumineuse à Liza, la chienne de Bissett. L’histoire est aussi organique que touchante : au début de sa relation amoureuse, l’animal suivait le musicien de pièce en pièce, gravitant autour de lui comme un satellite. Armé de sa guitare, Bissett compose les premières lignes en quinze minutes à peine, initialement pour faire sourire sa compagne.
Le résultat final dépasse la simple blague privée. Déjà plébiscité lors des concerts du groupe, le titre déploie une structure captivante. Il s’ouvre comme une ballade feutrée, portée par des nappes de synthétiseurs résolument spatiales, avant de muter en un rock énergique et vigoureux. Bissett y sérénade Liza avec une tendresse désarmante, s’imaginant chanter du Neil Young à ses côtés ou s’interrogeant sur les rêves de son amie poilue.
Avec cette chronique domestique transfigurée en hymne pop, Uncanny Valley Girls prouve que la grande musique naît parfois des moments les plus simples de notre quotidien. Un morceau organique, à écouter en boucle.

