Dans les profondeurs de l’anonymat indépendant, un nouveau projet mystérieux secoue la scène metal helvétique en cette fin d’année 2026. Mené par un multi-instrumentiste secret — compositeur, bassiste et pianiste —, CS-135 s’entoure de musiciens virtuoses pour accoucher d’une œuvre singulière. Leur troisième single, 1000 Excuses, s’impose déjà comme une pièce maîtresse de leur jeune répertoire.
Dès les premières notes, le titre nous plonge dans un metal progressif mélodique d’une noirceur captivante. L’architecture du morceau surprend par son audace, se divisant organiquement en deux actes distincts. La première partie laisse place à la voix habitée de Sadira Astikl. Son interprétation sensible survole un refrain aux allures de ballade mélancolique, porté par un tempo volontairement ralenti. Ce minimalisme apparent sert de trompe-l’œil, car le morceau dissimule une polyphonie instrumentale d’une grande complexité technique.
Puis, la chanson bascule. Le chant s’efface pour laisser place à une transe purement instrumentale où les arrangements s’entremêlent avec une précision chirurgicale. Les lignes de basse et de piano, dictées par le cerveau de ce projet collectif, tissent une toile dense sur laquelle vient se poser le point d’orgue du morceau : un solo de guitare profondément expressif. Ce climax instrumental fait vibrer la corde sensible de l’auditeur, transformant ces 1000 Excuses en une catharsis sonore de 4 minutes 35.
Libéré des contraintes des grands labels sous la bannière de CS-135 Factory, le collectif livre un voyage auditif intime et puissant. Une démonstration technique qui prouve que l’anonymat peut parfois engendrer la plus pure des lumières musicales. Sans plus attendre, plongez dans cette belle surprise ci-dessous :

