Derrière le nom énigmatique de Rikki Tikki Tavi se cache le projet solo de l’artiste Alex, musicien basé à Alkmaar aux Pays-Bas. Avec son premier EP intitulé Once Upon a Dream, le compositeur livre un projet profondément personnel, façonné entièrement à domicile à l’aide d’un simple synthétiseur et d’une tablette.
Nourri par une passion inébranlable pour la musique depuis son enfance — marquée par l’empreinte indélébile des Beatles —, l’artiste insuffle à ses compositions des textures inspirées de l’indie rock, du post-punk et de la dream pop. Conçu en parallèle de l’attente de son fils, l’album tisse un parallèle intime entre la création artistique et la promesse de l’avenir. Cette dualité se ressent dans chaque mélodie, oscillant entre mélancolie vaporeuse et élan vital.
Au cœur du disque, le titre d’ouverture « First step – Instrumental » pose les jalons de cette odyssée sensitive par des climats synthétiques aériens, ouvrant la voie à des morceaux plus narratifs. Plus loin, la pièce « Morning » illustre à merveille l’ancrage du quotidien dans l’écriture d’Alex : née d’un quiproquo matinal sur un balcon où une douce mélodie s’est avérée être une trompette funèbre, la piste capture cette ironie poétique avec un tact désarmant.
Porté par une philosophie optimiste et modeste — résumée par son créateur d’un laconique « ça pourrait être pire » —, cet EP s’impose comme une bulle d’authenticité brute. Rikki Tikki Tavi signe ici une entrée discographique remarquée, prouvant qu’avec de l’intuition et des machines de salon, l’art peut naître des plus simples vibrations du réel.

