Après plusieurs années de silence, Ady Suleiman revient avec Chasing, son deuxième album solo, une œuvre où la maturité et l’intimité s’entrelacent avec une rare sincérité. Écrit, enregistré et masterisé entre Londres et Zanzibar, l’album est un mélange captivant de neo-soul, de reggae et de hip-hop, chaque morceau semblant respirer la réflexion et le voyage intérieur de l’artiste.
Dès le morceau éponyme, Chasing, Ady pose le ton. Les lignes de guitare claires et aériennes accompagnent une voix qui explore les blessures, les ruptures, et surtout l’acceptation de soi : « Continuez à vous diriger vers la lumière qui ne projette aucune ombre« . Il ne se contente pas de chanter : il raconte, il confesse, il se met à nu. La chanson brille par une grande qualité mélodique, une instrumentation riche, de belles lignes de chant qui vous transporte dès les premières mesures, l’artiste marque les esprits.
L’album accueille des collaborations pertinentes, avec le rappeur Kofi Stone et le poète/rappeur Jah Digga, tandis que Miles Clinton James, producteur de renom, insuffle à certaines pistes une profondeur digne des grands travaux pour Little Simz ou NAO.
Entre introspection et quête de lumière, Ady Suleiman mêle sa propre histoire à celle de ses racines swahili, après plusieurs mois passés à Zanzibar et au Kenya. Chasing n’est pas seulement un album : c’est un souffle de résilience, une promenade musicale où l’on se surprend à réfléchir, sourire et espérer avec lui. La soul moderne a trouvé avec Suleiman un interprète capable de conjuguer émotion brute et élégance musicale, dans un équilibre rare et inspirant.

