Le groupe virtuel britannique Atomic Youth revient avec Sunset Trajectory (East Edition), un album instrumental de sept titres qui flirte avec le chaos organisé. Ce projet s’inscrit dans une démarche artistique délibérément décalée, où chaque morceau est une exploration sonore unique.
Dès l’ouverture avec « Auntie Gravity », l’auditeur est plongé dans un tourbillon de riffs de guitare accrocheurs et d’énergie brute. La suite, « Zephirus Eek », ne déçoit pas : guitares féroces, solos électriques incisifs et une structure musicale qui alterne entre moments de calme et déchaînements intenses. « Yamaguchi Super Slash » se distingue par ses influences éclectiques, mêlant riffs électriques, scratchs et solos, offrant une expérience sonore unique.
« While » marque une pause dans l’intensité de l’album avec des textures aériennes et stellaires. La ligne de guitare spatiale transporte l’auditeur dans l’espace, tandis que la batterie, après une entrée en force, se retire progressivement pour revenir en fin de morceau. Enfin, « orz », qui clôt l’album, résume parfaitement l’esprit du projet : une fusion de genres et d’expérimentations sonores.
L’histoire derrière cet album est tout aussi originale. Tout a commencé lorsque Juice a trouvé une mystérieuse chips gravée du mot « orz » dans un paquet de Quavers. Peu après, Jam a rêvé d’être poursuivi par le nain de Fort Boyard et est tombé amoureux de Melinda Messenger, inspirant ainsi le morceau « While ». Johnny, quant à lui, a été maudit par un prêtre navet et a enregistré des guitares déjantées sur « Uranium Falcon » après une soirée bien arrosée. Dans un monde qui s’effondre, ils ont décidé : « écrivons un album ».
Avec Sunset Trajectory (East Edition), Atomic Youth propose une œuvre audacieuse et décalée, où chaque morceau est une exploration sonore unique.

