Sous les lumières tamisées d’une guitare nocturne, Agatchu revient avec “Chance”, un morceau suspendu entre deux mondes. Conçu entre Lisbonne et Paris, ce nouveau single s’impose comme un prélude délicat à son prochain EP, attendu cet été chez Play Two. L’artiste franco-angolais y tisse un fil entre ses racines et ses émotions, entre la tendresse du semba angolais et la douceur mélancolique de la bossa nova.
La production est épurée, presque contemplative. Quelques percussions légères, des textures feutrées, des harmonies chuchotées… Tout ici semble retenu, à fleur de peau. La voix d’Agatchu, douce mais assurée, flotte dans l’espace sonore avec une pudeur rare, capturant l’instant fragile où l’on ose tendre le cœur, sans garantie de retour.
Plus qu’une simple chanson d’amour, “Chance” est un exercice d’équilibre : entre héritage et modernité, entre langues, entre continents. Loin des effets faciles, Agatchu préfère l’élégance du silence et la densité du ressenti. Ce morceau, à la fois intime et universel, installe une atmosphère qui invite à l’écoute attentive. Une promesse d’authenticité, portée par une voix singulière qui sait dire beaucoup sans en faire trop.

