Avec « Cheap Gas », les Bingo Boys, trio punk originaire d’Indianapolis, livrent un single comme une gifle : brut, nerveux, dépouillé — et terriblement vivant. Dès les premières secondes, le morceau propulse l’auditeur dans un maelström de guitares crissantes, de batterie effrénée et de chant lancé comme une décharge. On retrouve cette esthétique rapide, fun et old school qui fait la réputation du groupe, un punk sec et direct qui ne s’excuse jamais d’être frontal.
Le morceau repose sur une production volontairement lo-fi, un choix artistique pleinement assumé. Rien n’est poli, rien n’est lissé : le grain sonore et les aspérités deviennent partie intégrante de l’identité du titre. Cette rugosité donne à « Cheap Gas » l’allure d’un enregistrement capté sur le vif, presque en prise directe, comme une session brute échappée d’un garage surchauffé. On y sent la volonté de préserver l’urgence, ce souffle primal qui fait du punk un geste avant d’être un genre.
En moins de deux minutes, les Bingo Boys concentrent l’essentiel : frénésie, spontanéité et refus absolu de tout compromis. Gus Matracia, auteur du morceau et voix du groupe, imprime sa marque avec une écriture qui va droit au but, sans détour, à l’image de l’énergie qui porte le trio. Et alors que leur présence se renforce sur la scène américaine — notamment avec leur participation imminente au West Virginia Punk Rock Flea Market en 2026 — « Cheap Gas » sonne comme une confirmation : les Bingo Boys sont en pleine ascension.
Ce nouveau single rappelle que le punk n’a jamais eu besoin d’artifice pour exister. Il lui suffit d’un souffle, d’un riff et d’une conviction. Les Bingo Boys, eux, ont les trois.

