C’est un retour qui prend aux tripes. Trois ans après avoir marqué la scène pop-punk de Philadelphie, le groupe Cheer Up Dusty livre enfin Everybody Hates Me II. Plus qu’une simple suite, ce morceau s’impose comme le chapitre le plus intime de leur discographie, explorant les méandres d’une santé mentale souvent passée sous silence.
Écrit il y a un an, ce titre est le fer de lance d’une série de sorties distillées tout au long de 2025. Cette stratégie a permis de bâtir une attente électrique, mais l’essentiel est ailleurs : dans le message. Le morceau traite de l’anxiété sociale extrême qui paralyse leur chanteur. On y dépeint ce combat quotidien où chaque interaction, même la plus insignifiante, devient une source de suranalyse et d’épuisement émotionnel.
Musicalement, le groupe conserve son énergie brute, mais la met ici au service d’une catharsis collective. « Personne n’est seul à penser que tout le monde le déteste », confie le groupe. C’est un cri de ralliement pour tous ceux dont l’estime de soi est érodée par des traumatismes passés. En transformant cette vulnérabilité en hymne rock, Cheer Up Dusty ne se contente pas de faire du bruit ; ils offrent un refuge.
Actuellement en tournée, le quatuor prouve que derrière les guitares saturées se cache une profonde humanité. Everybody Hates Me II est une main tendue, un rappel nécessaire que nos démons intérieurs sont parfois nos points de connexion les plus puissants.

