Dans le brouhaha effervescent de la scène alternative londonienne, Coupdekat appuie sur le bouton rouge : « BURST <3 », son nouveau single, explose comme une grenade sucrée au milieu du dancefloor. Dévoilé le 18 juillet, en parallèle du lancement de son EP attendu BLOW HER UP AND SHE’LL BURST!, ce titre incarne l’essence même de son art : une collision frontale entre l’intime et l’excessif.
Dès les premières secondes, les synthés tranchants et les beats effervescents prennent le contrôle. C’est un voyage en hyperpop, mais pas celui qu’on attend. Ici, Coupdekat ne cherche pas à séduire : elle dérange, elle expose, elle manipule les codes. L’ombre de SOPHIE plane sur la production, tout comme les échos de Charli XCX et de Caroline Polachek, mais le résultat est résolument unique.
« Ce morceau est fortement inspiré par les thèmes de Brat. J’ai voulu y mettre ma propre touche, en explorant un côté moins amical de la scène party londonienne », explique-t-elle. Et c’est justement là que BURST <3 frappe fort : derrière les paillettes et les stroboscopes se cache une critique acerbe des bulles sociales, des performances incessantes, et de cette énergie nocturne qui dévore autant qu’elle galvanise.
La voix de Kat ? Sans concession. Elle ne chante pas, elle affirme. Elle ne caresse pas, elle provoque. Il y a quelque chose de brut dans cette manière d’occuper l’espace sonore, comme si chaque mot devait se frayer un chemin à coups de griffes dans le mix.
On ressort de cette écoute avec l’impression d’avoir survécu à une nuit sous acide dans un club clandestin. Une expérience qui laisse des traces — électriques, dérangeantes, et délicieusement libératrices.

