Dans un paysage sonore saturé, Bishu revient nous cueillir sans prévenir avec “DOOMSCROLL” — une courte mais redoutablement efficace pièce électro-indie d’une minute cinquante-deux. Sorti le 16 janvier 2026 via le label NIGHTMODE, le single marque une nouvelle étape dans l’évolution d’un producteur canadien qui refuse les cases et préfère les éclats.
Ici, Bishu n’est pas seulement derrière la console : il orchestre un pont générationnel entre pulsations dance, guitares fuzzy et basses distordues, invitant PROP, l’artiste britannique, à porter une ligne vocale qui gronde et ricoche comme un flux d’algorithmes sans fin. Les couplets tremblent d’une énergie nerveuse, à mi-chemin entre fatigue et défi, avant de céder la place à des éclats hyperpop scintillants qui suggèrent que même l’épuisement peut être catchy.
Ce morceau agit comme un miroir. Il tourne en boucle l’expérience moderne : scroller, chercher le buzz, espérer la reconnaissance, perdre soi-même dans l’algorithme. PROP incarne cette urgence digitale avec un chant qui court, haletant, comme si chaque mot voulait échapper à l’écran.
Mais “DOOMSCROLL” n’est pas une simple satire de la culture de l’attention : c’est une capsule sonore qui parle de ce que nous ressentons tous face à l’infini. En moins de deux minutes, Bishu et PROP réussissent à capturer l’anxiété, la frénésie et l’ironie d’une ère où la créativité se mesure en likes, en vues, en rafales. Un manifeste auditif pour qui sait lire entre les beats et les silences.

