Dreamlike de Sugartin : une odyssée électropop plurilingue et envoûtante

Quand un duo électropop ose franchir les frontières des langues et des émotions, le résultat peut être déstabilisant, mais surtout profondément captivant. Avec Dreamlike, leur nouvel EP, les Stuttgarois de Sugartin livrent un voyage musical à la fois intime et cosmopolite, une traversée qui se danse autant qu’elle se contemple.

Dès le titre éponyme, le ton est donné : une mélodie qui scintille comme un matin d’été, une pulsation qui fait balancer les hanches, et ce sentiment de grâce simple qu’on éprouve lorsqu’on s’abandonne aux petites joies du quotidien. Iris et Daniel, les deux architectes sonores derrière Sugartin, signent là un hymne à la présence, à la beauté de l’instant.

Puis survient Graffiti, rugueux, rageur, chanté en allemand. On y suit une femme en rupture, qui plaque tout pour faire jaillir sa colère à coups de bombes de peinture. Le rythme y cogne sec, l’électronique devient matière brute, et l’image du spray se confond avec un cri libérateur.

Avec En Vain, le duo adopte une élégance mélancolique. En français, la voix flotte au-dessus d’un synthé bienveillant, compagnon discret d’une confession où s’entrelacent frustration et perte de désir. La douceur du morceau contraste avec son désenchantement, comme un sourire retenu.

L’explosion revient sur Getting Real, où l’enthousiasme déborde, porté par une énergie presque euphorique. Le refrain devient proclamation : “It’s getting real”, clament-ils, célébrant leur départ imminent vers Tokyo.

Et c’est précisément à cette ville qu’ils dédient Tokyo, interprété en japonais, entre calme suspendu et tourbillon sonore. On y sent l’effervescence de la mégapole, mais aussi sa délicatesse, dans une construction musicale pleine de tension et de nuances.

Entièrement produit dans leur propre studio, cet EP démontre la singularité de Sugartin : des mélodies accrocheuses, des atmosphères contrastées, et cette capacité à faire voyager sans billet d’avion. Dreamlike porte bien son nom : une parenthèse suspendue où les frontières se brouillent et où la musique devient un langage universel.

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