À New York, 2025 a vu émerger une nouvelle vague psych-soul, et DÜÜL SUNS en incarne déjà l’un des visages les plus affirmés. Avec Mirror in the Mirror, le groupe poursuit son ascension naturelle, porté par un bouche-à-oreille nourri de concerts habités et d’un écho radiophonique constant. Ici, pas d’esbroufe : le morceau avance avec une assurance tranquille, celle des formations qui savent exactement où elles vont.
Construite autour d’un groove souple et organique, la chanson déploie des guitares amples, presque méditatives, qui dialoguent avec des nappes de claviers rêveuses. L’ensemble respire, laissant de l’espace aux silences comme aux montées psychédéliques. La voix de James Ruffino s’y pose sans forcer, relayée par les harmonies de Nick Grau, dans un équilibre qui rappelle que DÜÜL SUNS est avant tout un groupe de chansons, pas seulement d’ambiances.
Le propos de Mirror in the Mirror se révèle en filigrane : le miroir ne renvoie qu’une image partielle, celle que l’on accepte de regarder. Cette idée traverse le morceau avec subtilité, sans jamais alourdir l’écoute. Soutenue par une rythmique fluide et chaleureuse, la composition gagne en profondeur à chaque passage.
Ce titre agit comme une confirmation. DÜÜL SUNS ne se contente plus de capter l’attention : il installe une signature, sincère et immersive, qui trouve naturellement sa place dans le paysage indie psych-soul actuel.

