Avec Grounded, Displaced Stranger signe, début février 2026, un premier album qui s’impose par sa profondeur et sa sincérité. Douze titres, de Lost Monarch à Emerald Giant, forment un univers folk à la fois délicat et introspectif, où chaque note semble soigneusement choisie pour éveiller émotion et réflexion.
Enregistré dans son home studio à Lynden, dans l’État de Washington, ce projet solo révèle une approche artisanale de la musique. Chaque instrument, chaque arrangement porte la marque d’un artiste engagé, capable de transformer la solitude créative en force sonore. Le résultat est un disque qui respire l’authenticité et la maîtrise, malgré le statut encore récent de Displaced Stranger dans le paysage musical. Comme nous, vous allez être happés par ce projet qui est un bon compagnon des beaux jours qui se profilent à l’horizon.
L’inspiration derrière Grounded est singulière : les releases de whisky de la distillerie Redwood Empire ont servi de point de départ à un voyage créatif original. À cela s’ajoutent des influences folk intemporelles, de JJ Cale à Joni Mitchell en passant par Sam Beam, qui se ressentent dans la finesse des guitares et la poésie des textes.
Dès Golden Hour, le charme opère. Les guitares hypnotiques et les paroles universelles créent un sentiment d’apesanteur : on s’imagine dans un après-midi ensoleillé, enveloppé par la musique, les yeux perdus sur un horizon infini. Lost Monarch, plus spectral, joue sur des lignes mélodiques ludiques et des guitares tendres, ponctuées par moments d’une électrique subtile qui accentue la délicatesse du morceau.
Grounded n’est pas qu’une première démonstration de technique, c’est une déclaration artistique. Displaced Stranger y dévoile un univers sensible et affirmé, une voix folk dont nous allons suivre l’actualité dans les semaines qui viennent.

