Sous le ciel indigo d’un été encore jeune, HeartWerk pose ses valises sonores avec « It’s Not So Simple », un titre deep tech house qui s’écoute comme un souffle chaud au petit matin. L’artiste américain, déjà repéré pour ses textures électroniques aériennes, signe ici un morceau taillé pour les heures suspendues — ces moments entre chien et loup où la nuit refuse de partir et où le jour hésite à s’imposer.
Sur une base rythmique nerveuse mais contenue, « It’s Not So Simple » déploie une atmosphère dense, presque cinématographique. Les percussions frappent avec justesse, soutenues par des nappes synthétiques à la douceur hypnotique. HeartWerk joue la carte de l’équilibre : une énergie contenue, précise, qui ne cherche pas l’explosion mais la progression. On pense à une danse au ralenti sur le sable encore tiède, à des visages éclairés par des LED discrètes, à des corps qui oscillent entre lucidité et ivresse.
Ce n’est pas un morceau qui se raconte, c’est un morceau qui se vit. Il ne cherche pas à séduire frontalement, mais à s’infiltrer. Le producteur crée ici une bulle hors du temps, idéale pour accompagner un coucher de soleil introspectif ou un lever du jour énergisant.
Avec « It’s Not So Simple », HeartWerk ne complique rien. Il sublime.
Et parfois, c’est tout ce dont on a besoin.

