Avec son nouveau titre « #ENT3R#7HE#V01D# », le producteur Komok ne se contente pas de livrer un quatrième extrait de son album à venir, Protopia ; il ouvre une brèche spatio-temporelle. À la croisée des chemins entre le design sonore des jeux vidéo rétro, l’acid house corrosive et l’electronica psychédélique, cette pièce instrumentale s’impose comme une anomalie fascinante dans le paysage électronique actuel.
Loin des structures linéaires et prévisibles, le morceau se déploie telle une épopée cosmique miniature. L’auditeur est d’abord happé par une atmosphère immersive, presque onirique, avant que la tension ne monte crescendo. C’est alors qu’intervient le coup d’éclat : un solo de synthétiseur volcanique, d’une énergie brute, qui s’empare totalement du spectre sonore. Cette explosion finale laisse l’auditeur à bout de souffle, flottant dans un vide sidéral magnifiquement orchestré.
Komok réussit ici un équilibre périlleux, mélangeant une nostalgie « bitpop » à une vision résolument futuriste. Ce n’est pas qu’une simple piste de danse, c’est une exploration leftfield qui privilégie l’imprévisibilité à la répétition. Parfait pour les curateurs en quête de sonorités d’avant-garde, ce titre confirme que l’univers de Protopia sera l’un des territoires les plus audacieux à explorer cette année.
En refusant de choisir entre la rigueur de la machine et l’errance psychédélique, Komok signe une œuvre organique et singulière. Un conseil : attachez votre ceinture, car l’entrée dans le vide n’a jamais été aussi électrisante. Une pépite fraîche, radicale et indispensable pour tout explorateur sonore.

