Kula Shaker, l’un des groupes britanniques les plus électrisants sur scène, dévoile « Be Merciful », extrait de leur nouvel album Wormslayer, attendu le 30 janvier. Ce single n’est pas une simple nouveauté : il puise ses racines dans une démo acoustique vieille de près de vingt ans, produite par le pionnier électronique Mark Pritchard. À l’époque, la version vinyle était si rare qu’elle est devenue un objet de collection, au point que Crispian Mills, le chanteur, recevait des demandes de dédicaces pour cette pièce obscure.
Pour Wormslayer, le groupe a repris la chanson, conservant les idées originales de Pritchard — ses mellotrons mystérieux et ses ambiances analogiques — et y a ajouté la puissance brute de leur jeu live. Le résultat est électrisant : l’intro, méditative et presque chamanique, se transforme en un crescendo rock où la voix de Mills appelle à la clémence, avant qu’un riff massif ne s’impose dans une transe raga-rock envoûtante.
« Be Merciful » s’intègre naturellement aux autres singles comme Good Money ou Charge of the Light Brigade, tout en conservant son caractère unique. La chanson illustre parfaitement la capacité de Kula Shaker à mêler tradition folk et audace psychédélique, tout en gardant une énergie live qui électrise chaque passage.
C’est à la fois un retour sur le passé et une projection dans le futur du groupe. Vibrant et hypnotique, le morceau révèle l’ADN de Kula Shaker : un subtil mélange de nostalgie, de profondeur folk et de puissance rock, annonçant un album ambitieux et fascinant, prêt à conquérir aussi bien les fans de la première heure que les nouveaux auditeurs.

