Avec Metro Subterráneo, LARJIMAR signe un deuxième album qui respire l’indépendance et l’audace. En seize titres, il propose un voyage sonore riche et varié, où se mêlent Afrobeat, R&B, ambiances festives et instants plus contemplatifs. Chaque morceau est écrit, produit et interprété par l’artiste lui-même, jusqu’aux visuels pixelisés qui accompagnent la sortie. Cette autonomie totale donne au projet une cohérence et une personnalité rares dans le paysage musical actuel.
Dès l’ouverture avec Looking Back, le disque s’aventure dans un Afro-R&B lumineux et nuancé, avant de monter en énergie sur In My Feels (I Get), véritable invitation à la fête. Puis le rythme se fait plus posé, presque méditatif, avec des titres comme Walkin Ere’, La 42 ou Floro Caverns. LARJIMAR joue avec les genres sans jamais perdre le fil de son récit musical, chaque morceau ayant sa propre identité tout en s’insérant dans un continuum harmonieux.
Ce qui frappe dans Metro Subterráneo, c’est cette capacité à rendre l’introspection accessible. Derrière les rythmes dansants et les mélodies accrocheuses se dessine une réflexion sur l’équilibre et la sérénité. « To be good with others, you gotta be good with yourself », confie l’artiste. Cette maxime, qui traverse l’album, reflète parfaitement son cheminement : une quête de paix intérieure après les explorations plus flamboyantes de La Luna Llena Se Eleva.
En fin de compte, Metro Subterráneo s’impose comme un disque qui ose le décalage et l’expérimentation sans jamais perdre son âme. C’est une immersion dans les souterrains d’une identité musicale en pleine maturation, un équilibre subtil entre énergie, mélancolie et maîtrise artistique. LARJIMAR confirme ici son statut d’artiste à suivre, capable de surprendre tout en construisant une signature sonore reconnaissable et personnelle.

