La scène d’Asheville vient de s’enrichir d’une pièce maîtresse avec la sortie de Love Language, le nouvel opus de Pleasantly Wild. Enregistré au Landslide Recording Studio, cet album est le fruit d’un mariage audacieux entre chaleur analogique et précision numérique, offrant une texture sonore organique qui s’impose dès la première écoute.
Véritable kaléidoscope d’influences, le trio navigue avec une aisance déconcertante entre le rock millimétré de The Police et les vibrations solaires de Sublime. L’album s’ouvre sur « Bananas », un titre à l’énergie brute qui pose les bases de leur identité : une section rythmique implacable et un groove contagieux. On y retrouve ce penchant pour un rock alternatif rappelant les débuts d’Incubus, sans jamais tomber dans la nostalgie.
Le cœur du disque bat particulièrement fort sur « Expensive Taste ». Ce morceau, déjà remarqué lors de sa sortie en single, illustre la capacité du groupe à ciseler des mélodies pop sophistiquées dignes de Maroon 5, tout en conservant une authenticité indie. Mais c’est sans doute le titre éponyme, « Love Language », qui cristallise le mieux leur vision. Entre rythmiques reggae et envolées psychédéliques, le morceau transporte l’auditeur dans un voyage sensoriel profond, prouvant que le groupe a atteint une maturité créative remarquable.
Lors de leur concert de lancement au Pulp (Orange Peel), Pleasantly Wild a prouvé que ces compositions étaient taillées pour la scène. Love Language n’est pas qu’un disque ; c’est une invitation à savourer un été sans fin, portée par une virtuosité rafraîchissante.

