Oubliez la maturité introspective de son précédent opus. Avec son nouveau single « Katy », disponible depuis le 8 avril, l’Australienne Royal Drue délaisse la sagesse pour plonger tête la première dans le tourbillon désordonné de la vingtaine. « Katy », ce n’est pas juste un prénom ; c’est un pseudonyme universel pour cet alter ego envahissant qui surgit après un verre de trop, celle qui finit en larmes dans les toilettes d’un club ou qui appelle sa banque au petit matin pour annuler des cartes perdues entre l’« after » et l’« after de l’after ».
Comme l’explique Drue, nous avons tous une Katy en nous, ce double que l’on déteste aimer mais qui rend la vie terriblement humaine. Cet « alter ego involontaire » incarne ces moments de blackout où la raison vacille. Musicalement, cette collaboration avec le producteur Michael Best est une décharge d’adrénaline pure. Entre l’énergie brute des Divinyls, les textures pop-rock de The 1975 et l’audace des débuts de Katy Perry — qui a peut-être inspiré ce titre — le morceau s’impose déjà comme un classique des scènes de Melbourne.
Avec ses crochets mélodiques addictifs, « Katy » est conçu pour être hurlé en chœur. C’est un hymne à la maladresse, une tape dans le dos pour tous ceux qui, au réveil, regrettent tout sauf le plaisir d’avoir dansé. Là où son travail passé nous montrait une artiste exposée et mature, ce nouveau titre nous rappelle, avec une ironie rafraîchissante, que la vie n’est jamais aussi sérieuse qu’on ne le croit.
Cette pépite pop confirme que Royal Drue possède ce don rare de transformer nos galères nocturnes en refrains libérateurs. Préparez-vous à voir ce titre envahir les ondes, car après tout, nous sommes tous la « Katy » de quelqu’un d’autre. À écouter d’urgence. Nous allons vous recommander de prendre quelques minutes de respiration et de plonger dans cette belle surprise ci-dessous :

