Avec Cook, Lettuce signe une nouvelle démonstration de force, une sorte de grand dîner musical où le funk occupe la place d’hôte principal. Dès les premières mesures, on retrouve cette signature chaleureuse qui a façonné la réputation du groupe : un groove rond, souple, qui s’installe naturellement et vous entraîne sans effort. Ici, le sextet ne cherche pas la surenchère, mais la générosité, comme s’il ouvrait les portes d’une cuisine où les saveurs se préparent en famille.
La chanson “Cook” condense parfaitement cet esprit. Lettuce y dévoile une palette foisonnante où s’entremêlent soul, jazz, rock, hip-hop et, bien sûr, ce funk lumineux qui reste au centre de leur univers. Rien n’est plaqué, rien n’est là pour impressionner : les instruments respirent ensemble, se répondent, et construisent un climat d’une organicité rare. On écoute le morceau comme on regarde un plat se composer, couche après couche, avec une maîtrise tranquille.
Dans le clip vidéo proposé on peut d’ailleurs voir le processus d’enregistrement en studio et comme on pouvait l’imaginer, le son est organique, on peut voir à l’image la maestria des musiciens, leur capacité à vous proposer une parenthèse musicale magnifique de son, sans paroles, juste l’expression d’un talent exceptionnel.
Au-delà du titre, Cook apparaît comme une véritable déclaration d’intention. Lettuce rappelle que la musique, lorsqu’elle est pensée comme un acte de partage, peut devenir l’un des plus beaux repas imaginables. Et à leur table, le public n’est jamais un simple spectateur : il est un convive, invité à savourer chaque sonorité, chaque nuance, chaque étincelle qui fait la richesse de leur groove.

