Oubliez la grisaille urbaine. Avec son premier single solo, « Saturday », Zee Dyasi ne se contente pas de confirmer les espoirs placés en elle lors de son passage remarqué dans Idols SA ; elle impose une signature. En s’alliant au collectif international Mothers Favorite Child, la native du Cap livre une pièce de néo-soul d’une maturité désarmante, loin des artifices de la pop formatée.
Dès les premières notes, le titre nous plonge dans une atmosphère ouatée. La production de Paris Toon est un modèle d’équilibre : des claviers soyeux qui flottent dans l’air et une ligne de basse ronde qui bat comme un cœur. Ce cadre instrumental épuré offre un écrin idéal à la voix de Zee, qui s’y déploie avec une aisance remarquable, oscillant entre douceur et puissance contenue.
La chanteuse y dévoile un timbre riche, à la fois terreux et aérien, capable de transformer un simple souvenir de week-end en une épopée intime. « It was a Thursday so you say, but we met on a Saturday » : au-delà du refrain entêtant, c’est la narration qui captive. Il y a une authenticité rare dans sa manière de poser ses mots, une sorte de nonchalance maîtrisée qui rappelle les grandes heures d’Erykah Badu ou de Jill Scott.
« Saturday » n’est pas qu’une chanson de plus sur une playlist ; c’est une invitation à ralentir, un morceau organique qui respire et qui fait du bien à l’âme. Ce titre agit comme un prélude prometteur à une carrière qui s’annonce brillante. Si Zee Dyasi continue sur cette lancée, la scène soul internationale vient officiellement de trouver sa nouvelle muse pour l’année 2026.

