Lezarath frappe fort avec Nervous Vision, premier aperçu de ce qui semble être un voyage sonore à travers Novaterra, un univers aussi mystérieux que fascinant. Dès les premières secondes, l’auditeur est happé par un trip-hop sombre et cinématographique, où des basses profondes pulsent comme le battement d’un cœur inquiet, et où des mélodies éthérées flottent comme des souvenirs fragmentés.
La chanson raconte, sans mots, l’expérience de se réveiller dans un espace vide, avec seulement des éclats de mémoire pour guider ses pas. Chaque son — du claquement des percussions, traversé de crépitements électriques, aux nappes mélodiques presque fantomatiques — construit cette atmosphère d’errance et de dislocation. C’est une musique qui se vit autant qu’elle s’écoute, un instant suspendu où l’émotion prime sur la structure, où le rythme se fait narratif.
Lezarath réussit ici à capturer l’introspection et la solitude avec une intensité rare, tout en gardant une cohérence sonore impeccable. Les percussions, légèrement saturées et chargées d’électricité statique, s’accordent aux basses lancinantes pour créer un paysage sonore à la fois inquiétant et hypnotique.
Nervous Vision dépasse le simple cadre d’un morceau : il s’agit d’une expérience sensorielle, une invitation à explorer les méandres de la psyché humaine, à accepter la confusion des souvenirs et à se laisser guider par une musique qui, par sa noirceur et sa profondeur, s’ancre durablement dans la mémoire. Lezarath signe ici une entrée remarquée, entre narration sonore et émotion brute, qui promet une exploration complète de Novaterra.

